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Rouflaquettes pour homme : styles et guide complet

Par Amélie · 5 min de lecture
Rouflaquettes pour homme : styles et guide complet

Rouflaquettes ou favoris ? Beaucoup confondent les deux, et pourtant la nuance est savoureuse. Je me souviens d'avoir feuilleté un vieux album de famille avec mon fils, fasciné par les portraits en noir et blanc où les messieurs arboraient fièrement leurs touffes de poils sur les joues. "C'est quoi, maman ?" Il avait raison de demander. Démêlons tout ça ensemble, avec plaisir.

Rouflaquettes et favoris : deux termes, une histoire riche

À strictement parler, une rouflaquette désigne une mèche de cheveux — pas de la barbe — laissée pousser le long des tempes, souvent en accroche-cœur. Ce style a connu sa gloire de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle en Europe, puis a disparu sans réapparaître vraiment depuis.

Les favoris, eux, c'est une autre histoire. Il s'agit de touffes de poils poussant sur les côtés des joues, le menton restant rasé de près. Ce sont des poils de barbe, pas des cheveux. La confusion entre les deux termes s'est installée progressivement : à partir des années 1960-1970, "rouflaquette" est devenu le synonyme familier et populaire du mot "favori". Aujourd'hui, quand quelqu'un parle de rouflaquettes, il pense presque toujours aux favoris.

D'où vient ce drôle de mot ? Le linguiste Pierre Giraud propose une piste sérieuse : "rouflaquette" dériverait du dialectal roufle, signifiant gifle, rattaché au radical raff- ou rouff- exprimant l'idée de souffler. Par synonymie avec l'argot baffe — qui désigne aussi bien une gifle que les favoris — le mot aurait glissé pour désigner ces poils sur les joues. Une seconde théorie évoque l'expression faire le roufle, soit se pavaner avec un air arrogant. Les deux pistes se valent, et franchement, les deux m'amusent.

Pourquoi les favoris ont-ils disparu à la fin du XIXe siècle ? La raison est étonnamment pratique : les touffes de poils sur les joues compromettaient l'étanchéité des masques à gaz en temps de conflit. La moustache, elle, ne gênait pas l'étanchéité et a pris le relais. C'est un de ces petits détails historiques que j'adore partager à table — les enfants en restent bouche bée.

Les favoris à travers les âges : icônes et personnages marquants

Les favoris ont porté de grandes figures. Le maréchal d'Empire Joachim Murat en arborait fièrement, tout comme l'écrivain britannique Herbert Spencer. Même Alexandre le Grand est souvent représenté avec des favoris dans l'iconographie, même si ce n'était pas une coupe répandue à son époque.

La résurrection récent de ces poils de joues doit beaucoup au cinéma. En 1953, Marlon Brando dans L'Équipée sauvage réveille cette mode avec une énergie brute. Puis Elvis Presley enfonce le clou dans les années 1970 avec ses larges favoris devenus iconiques. Robert Redford dans Les Trois Jours du Condor ou Burt Reynolds dans Délivrance participent au même mouvement : les favoris incarnent alors une masculinité libre, un brin rebelle.

Le sport n'est pas en reste. Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France 2012, a fait des favoris sa signature avant de les raser en novembre de cette même année pour passer incognito. Paul Breitner, footballeur allemand des années 1970, ou encore Maxime Médard du XV de France ont aussi assumé ce style sur les terrains. Et Johnny Hallyday a conservé ses favoris toute sa carrière, jusqu'à son dernier souffle — une fidélité qui force le respect.

La fiction adore aussi ce style. Wolverine, Hellboy, Le Fauve, Dents-de-sabre ou encore Balthazar Picsou : les favoris signalent souvent un personnage au caractère bien trempé. Jude Law dans le rôle du docteur Watson les porte avec élégance, et Joshamee Gibbs de Pirates des Caraïbes leur donne un air de vaste large.

Styles de rouflaquettes et conseils pour les cultiver

Il existe plusieurs variations de favoris, chacune avec sa personnalité propre. Voici les principales :

  • Rouflaquettes traditionnelles : couvrent le côté du visage et la mâchoire, s'arrêtant sous les pommettes.
  • Rouflaquettes fines : barbe triangulaire à 45 degrés, partant des favoris vers la commissure des lèvres.
  • Côtelettes de mouton (mutton chops) : favoris larges sur les flancs de la mâchoire, sans rejoindre le menton — Jules Ferry en portait de très fournies.
  • Friendly mutton chops : deux côtelettes reliées par la moustache, popularisées par le général américain Ambrose Burnside dans les années 1870.
  • Pattes de lapin : favoris courts apparus en 1883.

Pour faire pousser correctement ses favoris, voici les étapes clés :

Étape Action Durée / détail
1 Laisser pousser une barbe complète Minimum 1 mois (croissance : 1,25 cm/mois)
2 Tailler le cou et le menton Conserver favoris et moustache
3 Maintenir la symétrie Utiliser des sabots à longueur fixe
4 Entretenir quotidiennement Peigne, huile à barbe, exfoliation, hydratation

Un conseil que j'aime rappeler : le visage n'est jamais parfaitement symétrique. Ne pas se fier au placement des oreilles pour juger de l'équilibre des favoris. Mieux vaut s'en remettre à un miroir bien éclairé et prendre son temps — comme pour tout ce qu'on fait avec soin à la maison.

Les favoris longs conviennent mieux aux visages ronds ou carrés. Les favoris étroits, sophistiqués, s'accordent avec une coupe courte ou des cheveux peignés en arrière. Et toujours : garder les poils des rouflaquettes légèrement plus longs que le reste de la barbe pour les mettre en valeur. Un rasoir flexible qui épouse les contours du visage reste votre meilleur allié pour des contours nets et précis au quotidien.

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Amélie

Amélie

Amélie est une maman rayonnante au ton authentique et bienveillant, qui partage avec douceur ses expériences du quotidien. Passionnée par sa joyeuse tribu, elle propose des conseils pratiques, des anecdotes sincères et des idées pour faciliter la vie de famille. Son écriture chaleureuse vise à inspirer et à rassembler les parents en quête de simplicité et de joie quotidienne.